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27/01/2014

Charles Pitt

C'charles pittétait ce qu’on appelle une figure. Une belle figure du monde lyrique. Pendant un demi-siècle on avait pu reconnaitre sa silhouette dans toutes les maisons d’opéra, nouant au fil des rencontres des liens avec les chanteurs les plus célèbres, mais aussi les talents émergents, pour lesquels il avait créé et financé une fondation.  Il avait écrit pour les revues spécialisées britanniques et françaises les plus prestigieuses –et notamment Opéra International puis Opéra magazine auquel il venait de confier un reportage sur l’Opéra de Casablanca, paru dans le numéro de décembre 2013, qui restera le dernier d’une série d’articles consacrés aux opéras du monde méconnus ou exotiques.

 

Né le 29 octobre 1931 à Tattenham en Grande Bretagne, Charles Pitt s’était installé en France, exerçant un métier d’antiquaire qui correspondait à son goût pour les belles choses et à la sûreté de son jugement. Il  avait été élu sociétaire de l’Académie Charles Cros en 1999, l’année même où avait été entreprise une profonde transformation de notre compagnie, dans sa composition, dans ses missions, dans son mode de fonctionnement, désormais acteur culturel tout au long de l’année et non plus simple jury pour une unique manifestation annuelle de remise de prix. Il en avait accepté la charge de trésorier depuis une dizaine d’années. Généreux, fidèle en amitié, exigeant, juvénilement passionné, il tenait à ses convictions et savait les défendre avec autorité, mais à tout moment surgissait un humour qui pouvait (aussi) être dévastateur. Charles vivait en France, il en avait pris la nationalité, s’était même fait élire conseiller municipal de La Motte-Tilly, mais il était resté britannique dans l’âme, jusqu’au bout des ongles. Every inch an Englishman. Et Every inch a gentleman.

 

AF.

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