Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/12/2016

« Avec mes mots, tirer ma mère de sa tombe. »

 « Avec mes mots, tirer ma mère de sa tombe. »

La voix du poète est toujours unique. C’est la voix qui fait le poème qui dit le mieux le poème. La voix du poème est le souffle du poème. Elle sait la scansion la plus juste, elle est la plus à même de faire entendre le poème derrière et dans le poème. La preuve en est cet enregistrement, bouleversant de simplicité et d’honnêteté, par Charles Juliet de ses propres écrits.

index.jpgSi Lambeaux (P.O.L., 1995) est un « récit », l’écriture au cordeau y est telle que ce n’en est pas moins l’œuvre d’un poète qui s’est affirmé depuis comme un des écrivains essentiels de ces vingt dernières années. Te rejoindre (L’Atelier des Grames, 2002, rééd. 2015) est un court recueil de poèmes et Moisson (P.O.L., 2012) un choix de textes, poèmes et proses, fait par l’auteur lui-même dans ses inédits.

À 82 ans, Charles Juliet, Prix Goncourt de la Poésie 2013, revient, comme obsessionnellement, 22 ans après sa première publication, à Lambeaux, le texte dans lequel il dit le calvaire qu’a vécu sa mère « disparue dès les premiers jours de (son) existence ».Les mots sont là, simples, sans décorum, sans pathos, presque mécaniques. Les phrases sont simples, en réalité ciselées, coupantes comme rasoir. La mère pas connue mais pas inconnue est un TU qu’il se refuse à taire. Dans la voix transparaît sans effet la douleur et la nécessité de dire. Confidente mais pas murmurée, parce que le silence ne sied pas à cette douleur, elle sollicite notre écoute. Et l’on reste sans voix à l’écoute de celui qui était « seul à entendre sa voix ».

« Souffle-moi les mots dont j’ai besoin pour te ressusciter » dit le poète dans Te rejoindre qui suit à l’écoute comme à la publication Lambeaux et qui d’une certaine manière explicite l’écriture du récit. Le poète y dit le long cheminement qui l’a conduit à écrire enfin cette vie qui n’en fut pas une, cette douleur qu’il fait sienne.

Trois textes liés à Lambeaux et extraits de Moisson complètent ce choix dont un consacré à Anne de Boissy qui a porté Lambeaux sur scène.

Jacques Fournier

de l’Académie Charles Cros

 

Juliet - te rejoindre -livre-audio.jpg

 

 

Te Rejoindre, de et par Charles Juliet, éditions des femmes, 2016

Grand Prix 2016 de l’Académie Charles Cros,

commission Parole enregistrée

 

 

 

 

Le mercredi 11 janvier, 19h00, Charles Juliet présentera Te rejoindre à la Maison de la Poésie de Paris, Passage Molière, 157 rue Saint-Martin, Paris 3e. Infos et réservations : 01 44 54 53 00 (du mardi au samedi de 15h à 18h).

Visuel C. Juliet.png

20/01/2016

BOULEZ, UNE PAGE SE TOURNE. D’AUTRES S’OUVRENT…

BOULEZ, UNE PAGE SE TOURNE. D’AUTRES S’OUVRENT…

boulez jeune.jpg

Pierre Boulez vient de disparaître, merci à Libération d’avoir été parmi les rares à se montrer à la hauteur de l’événement en lui consacrant sa pleine Une, et 5 ou 6 pages de textes et de photos. Il y a des lunes que les débats autour de sa musique et de son rôle dans la cité s’étaient sinon pacifiés, ou au moins assourdis, et le temps est venu où l’Histoire évaluera sa place à la fois de musicien et d’initiateur.

 

Ses disques, comme compositeur ou comme chef, ont été constamment distingués par l’Académie Charles Cros,  on en trouvera plus loin la liste, avec un tout récent coup de chapeau au Quatuor Diotima (Coup de cœur 2015) pour son Livre pour Quatuor. Mais Boulez a aussi été parallèlement un inspirateur et un inlassable entrepreneur, à la fois maître d’œuvre et maître d’œuvres, comme le rappelle ici Omer Corlaix, et qui, du Domaine musical à la Philharmonie de Paris, aura transformé la scène musicale française.

 

Une scène où se produisent aujourd’hui de nouvelles générations de compositeurs sur lesquels l’ACC attire l’attention du public, notamment par ses Grands prix et ses Coups de cœur musique contemporaine.

On les trouvera ici : http://www.charlescros.org/coupsdecoeur/index.php?nom=Musique%20Contemporaine&annee=2015


A.F.

 *prix ACC en Annexe

Pierre Boulez, maître d’œuvres

Boulez_-original.jpg

Pierre Boulez (1925-2016) aura suscité la passion pendant toute sa vie, son nom aura en France incarné la « musique contemporaine. » Compositeur, musicien de scène, chef d’orchestre, professeur au Collège de France, créateur d’institutions musicales, il fut l’homme-orchestre de la vie musicale française pendant plus d’un demi-siècle. Pierre Boulez aurait pu faire sienne le très beau titre du disque primé cette année par l’Académie Charles Cros du compositeur Philippe Leroux, Quid sit musicus, « Qu’est-ce que le musicien ? » On pourrait même s’imaginer que cette œuvre fut un hommage anticipé à son illustre prédécesseur, Pierre Boulez. Dès qu’il a quitté Lyon en 1943 pour monter à Paris, il ne va plus jamais quitter la scène musicale jusqu’à en perdre la vue. Ainsi, le journaliste du Monde présent dans la Salle Pleyel mardi 27 septembre 2011, à la mi-temps de l’ultime interprétation de Pli selon pli, témoigna dans son papier de ce nouvel handicap : « il ne semblait s'agir que d'un problème de paire de lunettes, que le chef doit désormais chausser. » Cet incident tétanisa le public. Ce concert, fut en fait un concert d’adieu à la vie musicale. Juste avant le grand tutti final de Don, la soprano canadienne Barbara Hannigan exhala d’une voix plate, «  … la … mort. » Tout était dit ! Pierre Boulez était à la tête de l’Orchestre des jeunes de l ‘Académie du Festival de Lucerne. Le mercredi 18 février 2015, Pierre Boulez nommait ses successeurs à sa direction, le compositeur allemand Matthias Pintscher, et le jeune chef d’orchestre espagnol, Pablo Heras-Casado.   On pourrait résumer sa vie en quelques mots : composition, interprétation, transmission et institution. Là, il semble également mettre ses pas dans ceux de l’auteur du De institutione musica.

Egrenons les institutions qu’il fonda, en tout bien tout honneur le Domaine musical puis, l’Ensemble des Percussions de Strasbourg, l’Ensemble Intercontemporain, l’Ircam, le Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio France, la Cité de la musique avec son Musée de la Musique, l ’Académie du Festival de Lucerne, et pour conclure par un feu d’artifice la Philharmonie sans parler de l’Opéra Bastille. Ni Lulli, ni Wagner ne peuvent se targuer d’un tel bilan au soir de leur vie.  

boulez.jpg

Compositeur européen, il le fut, je me souviens l’avoir interviewé à Vienne pendant les festivités consacrées à ses 85 ans où il dirigeait pour la première fois le compositeur Karol Szymanowski, qu’il enregistrait pour Deutsche Grammophon. Nous étions trois journalistes, dont Andrew Clements, et Albert Hosp, dans les studios de l’ORF pour le mettre à la question, chacun dans sa langue respective, l’anglais, l’allemand et le français. Comme des matadors fiers de leurs banderilles, nous devions extirper le maximum de réponses originales. Il se prêta généreusement à ce petit jeu pendant une heure et demie, sa phrase finale tomba avec son habituel malicieux sourire, « Vous m’avez essoré ! » Si Baden-Baden fut dans un premier temps son Guernesey, très vite ce refuge devint son havre de paix loin des rumeurs parisiennes.

Laissons les polémiques de côté, certes il aimait la joute, le bon mot qui tue. Il en a usé, et abusé parfois avec une certaine gourmandise. Il était brillant ! Ce fut son péché mignon. Nous voudrions, pour finir cet impossible hommage, évoquer les disques de Pierre Boulez primés par l’Académie Charles Cros depuis un demi-siècle. Il aurait eu 14 prix dont 2 Prix du Président de la République, selon le dépouillement réalisé des registres de l’Académie par son président Alain Fantapié. Le premier prix lui fut attribué en 1961 pour son enregistrement de la Suite pour 7 instruments op. 29 d’Arnold Schoenberg et la trilogie varèsienne (Hyperprisme. Intégrales et Octandre), interprétés par le Domaine musical sous sa direction, c’était un 33 t produit par Vega. L’année suivante le Pierrot Lunaire de Schoenberg interprété par Helga Pilarczyk et le Domaine musical pour le label Adès. Puis en 1965, Le Marteau sans maître par l’alto, Jeanne Deroubaix, toujours sous le label Adès. A partir de cette même année, Pierre Boulez est régulièrement primé par l’Académie. Les orchestres se succèdent, l’Opéra de Paris, le London Symphony Orchestra, le BBC Symphony, le New Philharmonia, le New York Philharmonic, l’Orchestre de Cleveland, l’Intercontemporain, jusqu’à l’enregistrement de la Sixième Symphonie de Gustav Mahler par le Wiener Philharmoniker en 1996. Pour clore cette énumération, nous retiendrons l’année 1970 où, il reçut simultanément quatre prix, le Prix du Président de la République pour Pli selon Pli, plus trois autres Grands Prix de l’Académie pour ses interprétations des Concerto pour piano n° 1 et n° 3 de Béla Bartók, des Images et des Danses de Claude Debussy, et de la Symphonie fantastique et de Lelio d’Hector Berlioz. Le dernier en date des disques primé par l’Académie Charles Cros est un Coup de Cœur 2015, pour l’interprétation que donne le Quatuor Diotima du Livre pour quatuor pour le jeune label Megadisc.

Omer Corlaix

 

 Annexe : Tous ses prix de l'Académie Charles Cros.

 

 

 

 

 

Année

 

Tous sous la direction de Pierre Boulez

 

 

1961

 

Schoenberg – Suite pour 7 instruments op. 29
Varèse – Hyperprisme. Intégrales. Octandre

Sol. et orch. de chambre

Vega C 30.A-271

 

1962

Schoenberg – Pierrot lunaire op.21

Helga Pilarczyck, récitante et Ensemble

Adès LA524 ou LA100

 

1965

Boulez – Le marteau sans maître.

Jeanne Deroubaix (alto)

Adès MA 30 LA 581 ST.30 LA 1008

 

1966

Stravinsky – Les Noces

J. Brumaire, D. Scharley, J. Pottier, J. Van Dam, orch. Opéra de Paris

Guilde ST2433, M2433

 

1967

Alban Berg - Wozzeck

W. Berry, I. Strauss, F. Uhl, Orch et chœurs Opéra de Paris

3x30 CBS 3003 GU

 

1967

Koechlin – Les Bandar Log

Boulez – Le soleil des eaux

Messiaen - Chronochromie

BBC Symphony Orchestra, dir. Dorati et Boulez

VSM ASDF 878 GU

 

1970

Pierre Boulez compositeur : Pli selon pli.

 

Pierre Boulez chef :

Bartok – Concerto pour piano n° 1 et n° 3

 

Debussy - Images, Danses

 

Berlioz – Symphonie fantastique. Lelio

Lukomska, sop., BBC Symphony Orch.

 

D. Barenboïm, piano, NewPhilharmonia

 

 

Orch. de Cleveland

 

Barrault, chœurs, London Symphony Orch.

CBS S 75 770

 

VSM C 063-01 914

 

 

CBS S 75 725

 

CBS S 77 226

PPR

1973

Stravinsky - Petrouchka

New York Philharmonic Orch.

CBS 31076

 

1975

Schoenberg – Gurre Lieder

K. Bowen, J. Thomas. G. Reich, BBC Symphony Orch.

CBS 78264

 

1980

Alban Berg – Lulu (version intégrale)

T. Stratas, Y. Minton, H. Schwarz, F. Mazura, K. Riegel, T. Blankenheim, R. Tear, H. Pampuch, orch. Opéra de Paris

4x30 DG 27 110 24

 

1983

Schoenberg – L’Echelle de Jacob ; Erwartung ; La main heureuse ; Symphonie de chambre op. 1 n° 9

BBC Symphony Orch. and chorus, Ensemble intercontemporain

CBS 79349

 

1983

Stravinsky – 14 mélodies

P. Bryn-Julson, A. Murray, R. Tear, J. Schirley-Quirk, Ensemble Intercontemporain

DG 253-377

 

1991

Boulez – Visage nuptial ; Le soleil des eaux ; Figures ; Doubles, Prismes

P. Bryn-Julson, E. Lawrence, BBC Singers, BBC symphony Orchestra

Erato

PPR

1996

Mahler – Symphonie n° 6

Wiener Philharmoniker,

DG

 

 

1961 : Schonberg suite op 29      
PBCD1.jpg

 

 

 

 

 

 

1962 : Schoenberg – Pierrot lunaire op.21
PBCD2.jpg

 

 

 

 

 

 

1965 : Le marteau sans Maître

PBCD5.JPG

 

 

 

 

1970 : Pierre Boulez compositeur : Pli selon Pli

PBCD6.jpg

 

 

 

 




PBCD8.jpg

 

 

 

 

 

 

 

1996 : Mahler – Symphonie n° 6

PBCD9_.jpg

11/01/2016

Michel Delpech, le bout du chemin...

Michel Delpech, le bout du chemin...

La photo date de près d’un demi-siècle. Nous étions en 1969, et ils étaient trois. Trois copains saisis par l’objectif, le 6 mars, à la fin de la proclamation au Palais d’Orsay des 22e Grands prix du disque de L’Académie Charles Cros, et qui partagent un même bonheur. Trois sourires, pas le même, qui reflètent des personnalités différentes mais qui allaient toutes trois marquer profondément leur époque. Serge Lama, Michel Delpech, Julien Clerc. C’était une très grande année pour la chanson française.

Grand prix disque Lama Clerc delpech.jpg

Mais pourquoi faut-il parfois attendre qu’un artiste nous quitte pour qu’on s’aperçoive qu'il nous manque ? La radio, la télévision, la presse ont, depuis sa disparition le 2 janvier 2016, largement célébré Michel Delpech, rappelé le mélodiste, le fertile créateur de chansons qu’il fut et qui, beaucoup plus que des tubes, sont devenus des standards. Mais où les entendait-on encore sur nos ondes ? Combien de ces programmateurs qui, en sortant de Saint-Sulpice ce 8 janvier, exprimaient leur émotion en tressant ses louanges, alors qu’ils taxaient hier son univers musical de ringardise, avaient-ils continué à les diffuser ?

Alors, merci Michel pour avoir été ce que tu as été. Merci pour tes chansons. Et pardon, on t’a trop mal montré notre reconnaissance. On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu’on les aime, merci aussi, à Louis Chedid cette fois, pour la leçon.

Michel Delpech, Eddie Barclay et Jean Leber 1969.jpg


A.F.

17/11/2015

COMMUNIQUE – Proclamation des 68e Grands Prix de l’Académie Charles Cros, oui, mais pas à Radio France

A la suite des événements tragiques qui ont meurtri  notre pays, Radio France a décidé d’annuler certaines manifestations prévues à la Maison de la Radio et notamment la proclamation des 68e Grands Prix de l’Académie Charles Cros et le lancement du programme Chroniques lycéennes-Prix Charles Cros des lycéens.

 

Les membres de l’Académie Charles Cros expriment leur profonde compassion à l’égard des victimes et de leurs proches, plusieurs de nos amis étaient d’ailleurs au Bataclan, c’est là la première de nos pensées. Et elle nous guide. Nous leur devons d’autant plus de ne pas reculer devant la barbarie. Ce que dit justement Bruno Julliard du devoir de maintenir ouverts les lieux culturels, nous en reprenons les termes. Renoncer à ce grand moment de partage consacré à la culture qu’est la proclamation des Grands prix de l’Académie Charles Cros, c’est se soumettre, c’est « risquer de courber l’échine, d’être moins subversifs ».

 

Les Grands prix Charles Cros seront donc proclamés à la date prévue, le 18 novembre 2015. Pas à la Maison de la Radio mais grâce aux moyens qu’offrent la presse écrite, les médias audiovisuels, et l’Internet,  instruments qui garantissent en France notre liberté de prendre la parole et de dire. Parce qu’il n’a jamais été aussi impératif qu’aujourd’hui de défendre la culture, de la soutenir et de la faire partager, valeurs essentielles qui sont la mission et la raison d’être de l’ACC.

 

Nous  comptons sur vous tous qui recevez ce message pour apporter votre concours et donner le plus grand retentissement aux œuvres qui ont mérité ces prix, ainsi qu’à leurs auteurs, compositeurs, interprètes, éditeurs... 

 

Ce sera notre première réponse. Des actions futures sont étudiées que nous porterons à votre connaissance dès qu’elles auront été arrêtées, et ce sera très vite.

 

Alain Fantapié

 

13/03/2015

Jean-Michel Boris

Jean-Michel Boris, une histoire de la chanson française

 

Certes, à trJM-BORIS-par-Cabu-350x511.jpgavers les palmarès de l’Académie Charles Cros, c’est 67 ans d’histoire de la chanson française que l’on découvre,  une histoire passionnante dont le récit par une Académie (encore balbutiante) commence en 1948, avec Jacqueline François et les Compagnons de la chanson.  En en tournant les pages, on y prend la mesure du temps, avec ses étoiles filantes, et aussi les noms de ceux qui ont fait entrer la chanson (qui, quoi qu’en ait dit Serge Gainsbourg un soir un peu arrosé, n’est pas un art mineur) dans la mémoire collective. On découvre ainsi  au fil des pages, qu’il y a un demi siècle, apparaissait en flamboyant bouquet,un  trio de drôles de dames,   Greco (1964), Barbara (1965), Anne Sylvestre (1967). Et aussi Hugues Aufray, Révélation 1965 pour son Olympia 1964.

 

Mais l’ACC ne faisait qu’accompagner à travers le disque une histoire qui prenait sa source ailleurs. Sur les scènes, comme il se doit. Et qui n’aurait pas été la même  sans Jean-Michel Boris. A l’Olympia, justement, mais pas seulement. Et du jour où il a quitté une scène dont il a rendu le nom mythique, Il n’a, à aucun moment cessé d’être, en homme libre et en homme de cœur passionné,  un inlassable découvreur. Jean-Michel  a accepté d’apporter son expérience à l’Académie Charles Cros dont il est membre depuis 2004 et dont il est aujourd’hui l’un des vice-présidents. Le site Nosenchanteurs lui rend un bel hommage et vous invite à faire la fête :

 

http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/03/12/une-soi...